La digitalisation progressive de l’immobilier

La digitalisation progressive de l’immobilier

  • Caroline Staelens
  • mercredi 4 octobre 2017

Force est de constater aujourd’hui que le digital a profondément changé la face de l’économie séculière, au point même pour certains de l’appeler “4ème révolution industrielle”. De nouveaux procédés ont été mis en avant, ainsi que de nouveaux usages, tout cela poussé par l’avènement de nouvelles technologies. On appelle ce phénomène la transformation numérique.​C’est bien le cas pour la finance (on parle aujourd’hui de FinTech, contraction de finance et technologie) ou l’énergie (Energy Tech)... Et pour l’immobilier ? N’est-il pas soumis à une digitalisation progressive ?

L’avènement des nouvelles technologies

Le mot “Nouvelles Technologies” peut quelques fois induire à l’erreur, puisqu’il est grandement usité. De plus, il est certain que les actuelles “Nouvelles Technologies” ne sont pas les mêmes qu’il y a 10 à 20 ans, et qu’elles n’ont pas eu les mêmes effets et retombées, au niveau de la consommation et de l’utilisation.
Deux décennies plus tôt, le web était une révolution.
Une décennie auparavant, c’était au tour du e-commerce et des fameuses NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et la Communication) d’annoncer de profonds changements. D’ailleurs, jusque dernièrement, les usages y ont tellement évolués qu’on parlait d’un Web 2.0, à savoir le passage d’un contenu statique vers un modèle social et collaboratif (qui a donné naissance aux blogs, aux réseaux sociaux, aux avis clients…).


Aujourd’hui, les nouvelles technologies apparaissent sous d’autres noms et usages :

  • la dématérialisation, qui consiste pour une entreprise au remplacement de ses supports d’informations matériels, vers des fichiers informatiques.
  • le “paperless”, qui en est d’ailleurs l’héritier, représente la génération et l’utilisation de contenu entièrement digitalisé, et ainsi un archivage simplifié.
  • la signature électronique de documents, de type contrats, baux etc.
  • le paiement mobile, le paiement sans contact.
  • le “Big Data” : devant le volume massif de données auquel les entreprises séculières sont souvent soumises, le Big Data se présente comme une solution permettant une meilleure utilisation et un regroupement de celles-ci.
  • le “Cloud Computing” : technologie de stockage, particulièrement adaptée au Big Data, au paperless etc.

Il est évident que ces nouveaux procédés ont engendré des changements sans précédent dans la consommation et l’utilisation de produits. Ces changements démocratisent peu à peu le recours à la technologie et s’appliquent sur un bon nombre de secteurs.

Les lois de l’offre et la demande 2.0

Bien entendu, devant tous ces changements, la demande a évolué, s’orientant vers des solutions technologiques basées sur des usages simplifiés, un traitement et un relais plus efficace de l’information, ainsi que l’expérience de l’utilisateur. Les entreprises ont ainsi été contraintes de reconnaître le passage en force de l’utilisateur, devant ainsi un influenceur. Et ce de manière positive (ambassadeur) ou négative (groupe de pression).
La demande actuelle est ainsi à la recherche de flexibilité, d’instantanéité, de simplicité d’utilisation et de suppression d’intermédiaires dans le cadre de leurs achats, transactions et locations.

Devant un tel engouement suite à cette démocratisation, il a été nécessaire pour les entreprises de tous secteurs de s’adapter, en proposant des business models répondant aux besoins évolués de leurs clients.

On a ainsi progressé vers des usages moins procéduriers, moins lourds au niveau administratif, simplifié et utilisable partout, à tout moment et sur tous supports (ordinateurs, tablettes et smartphones…), pour les rendre accessible au plus grand nombre. Le digital a justement permis cette évolution vers un modèle appelé ATAWAD (AnyTime, AnyWhere, Any Device).
On identifie également la montée de ce qu’on appelle l’”ubérisation” : jeu de mots issu de l’entreprise Uber, l’ubérisation est un modèle économique permettant aux entreprises de se mettre en contact direct avec leurs clients presque instantanément. Ceci engendre donc une abolition des frontières, et l’utilisation de nouvelles technologies a pu rendre cela possible.

C’est donc bien le cas pour la FinTech (finance + technologie) ou l’Energy Tech (énergie + technologie), le secteur automobile et d’autres nouveaux business modèles qui en émanent, mais qu’en est-il du secteur immobilier ?

L’immobilier digitalisé : L’ImmoTech

Quand l’immobilier et la technologie s’associent...

Le secteur immobilier n’est point exempt de cette révolution digitale, puisqu’elle bouleverse également ses usages. Le potentiel que représente la demande accoutumée aux technologies n’est pas moindre, bon nombre d’entre elles l’ont compris.
Quand on sait que la génération Y est une cible prisée, qui n’hésite pas à donner ses impressions et influencer son entourage, qu’un client heureux influence en moyenne 3 contacts et qu’un malheureux en influence 10… On réalise alors encore mieux les enjeux.

L’immobilier s’est donc rendu plus accessible par les technologies, représentant ainsi une opportunité importante et les entreprises ont dû adapter leurs offres.
Stéphanie Pécault, responsable d’études chez Logic-immo, reconnaît d’ailleurs que « les nouvelles technologies digitales sont perçues par les professionnels immobiliers comme LE levier qui leur permettra de se renouveler et de devenir plus que jamais incontournables ».

Que ce soit l’investissement immobilier (ex : achat de biens, crowdfunding immobilier...), la location ponctuelle et saisonnière (ex : Airbnb) ou encore la mise en exergue de l’économie collaborative (qui a donné lieu à de nombreux usages comme le coworking), on sait que l’immobilier et la technologie se conjuguent efficacement.

Le cas de l’immobilier de bureaux

Qu’on parle de l’immobilier résidentiel, locatif, de bureaux etc., l’immobilier a mis un temps conséquent à se moderniser et voir ses usages être transformés. La nouvelle demande, étant en quête de flexibilité, se met donc à la recherche de moyens de consommation de biens immobiliers à long terme, sans que leur situation économique ne soit trop impactée et que leurs transactions se déroulent simplement.

Cependant, qui dit transactions ou locations immobilières dit souvent agences, intermédiaires et autres protagonistes profondément ancrés sur le marché. C’est devant cela que de jeunes entreprises innovent pour trouver des moyens de consommation alternatifs, pour jouir d’un bien à prix et conditions plus abordables.

La France se targue d’être un pays orienté vers l’entreprenariat et une fabrique à startups. Prenons par exemple le cas d’une jeune entreprise française : Tout juste sortie d’un incubateur, l’achat d’une surface ou le recours à un bail de location 3/6/9 (3 ans minimum) n’est pas toujours envisageable. Ces éléments ont amené l’immobilier à moderniser et adapter ces usages, en créant un bail digitalisé, adapté pour une location à durée flexible. Avec celui-ci, un professionnel peut s’engager sur une durée d’1 mois minimum, jusqu’à 36 mois.

Hub-Grade, plateforme de location de bureaux à Paris et Lyon

De tels usages se démocratisent et sont de plus en plus utilisés. De nombreux business models se créent, à l’exemple de Hub-Grade, plateforme immobilière de location de bureaux à Lyon et Paris. Elle permet la mise en relation d’entreprises ayant des espaces de bureaux inutilisés et d’autres professionnels en recherche de bureaux à louer.
Elle emploie également les technologies à son avantage : Hub-Grade a également conçu une plateforme interactive, permettant la gestion administrative et financière des locations de bureaux : rédaction de contrats, signature électronique, paiement en ligne, assurances, préavis… C’est ainsi la 1ère plateforme de commercialisation et de gestion immobilière pour les professionnels.

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